
Par Cecilia Lobato
Au siècle dernier, on ne considérait pas encore l’être humain dans sa globalité en ce qui concerne la compréhension de l’apprentissage, des émotions, du comportement et de la conduite. On pensait que l’élève devait simplement avoir envie d’apprendre, sans tenir compte de son contexte biopsychosocial. Cette vision limitée a donné lieu à de multiples problèmes d’origine multifactorielle, tels que le décrochage scolaire et diverses difficultés d’apprentissage que nous connaissons aujourd’hui plus clairement : TDAH, intelligence limite, troubles du langage oral, difficultés d’écriture comme la dysgraphie, entre autres.
Dans ce contexte, la psychologie clinique axée sur l’apprentissage constitue une base importante pour mettre en place un enseignement plus spécialisé. Son action porte principalement sur l’évaluation, l’orientation et le soutien, par le biais de programmes d’accompagnement destinés aux enfants et aux élèves en général qui rencontrent des difficultés dans leur développement psychologique ou dans les processus intervenant dans leur apprentissage.
La psychologie et l’éducation, en particulier au cours de ce siècle, ont collaboré pour répondre aux problèmes psychologiques, sociaux et éducatifs auxquels sont confrontés les élèves. Bon nombre de ces défis sont courants dans les pays occidentaux et nécessitent une compréhension approfondie du milieu dans lequel vit chaque individu. C’est pourquoi la psychologie sociale s’intéresse à l’éducation de l’individu, à la dynamique de son groupe social et à l’influence de la société qui l’entoure.
Dans l’éducation contemporaine, la psychologie sociale nous aide à comprendre l’un des grands défis de notre époque : l’inclusion scolaire. Celle-ci s’entend comme la volonté d’intégrer tous les élèves dans un même espace d’apprentissage, sans exclure ceux qui sont confrontés à des différences ou à des vulnérabilités. Bien que d’importants changements aient été apportés au fil du temps aux programmes et à la législation, il existe encore des élèves qui sont laissés pour compte ou qui ne bénéficient pas de l’attention nécessaire.
L’éducation restera toujours un enjeu fondamental pour l’épanouissement humain ; c’est pourquoi des disciplines telles que la psychologie continueront à collaborer avec les institutions et le corps enseignant afin de promouvoir des espaces où chaque personne est valorisée et respectée telle qu’elle est. Dans de nombreux pays d’Amérique latine, la richesse culturelle est grande, mais les inégalités le sont tout autant. Dans plusieurs contextes, la langue peut devenir un obstacle à l’intégration lorsque l’espagnol est dominant ; de plus, des facteurs tels que le genre, l’ascendance africaine ou autochtone, le fait de vivre dans des conditions d’extrême pauvreté ou de présenter un handicap ont une influence.
C’est là que la psychologie de l’éducation revêt une importance particulière, en proposant une approche qui tient compte de l’inclusion, de la diversité, de l’interculturalité, de la neurodiversité et des réalités sociales auxquelles sont confrontés les élèves.
Pour renforcer ces domaines, il est important de souligner que les professionnels de la psychologie de l’éducation se préparent de plus en plus à répondre efficacement aux émotions des élèves. Dans ce travail, l’intelligence émotionnelle est devenue un outil essentiel pour favoriser le développement global de l’élève. Dès le plus jeune âge, il est fondamental de développer des compétences émotionnelles qui ont un impact positif sur sa vie sociale et scolaire. Nous savons aujourd’hui que le raisonnement à lui seul ne suffit pas pour relever les défis actuels ; les capacités émotionnelles sont tout aussi décisives dans le processus éducatif.
Enfin, nous ne pouvons manquer de mentionner l’intégration de la technologie dans le domaine éducatif, qui continue de transformer la manière dont les élèves apprennent. (L’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), 2023) souligne que l’adoption de la technologie doit s’inscrire dans un cadre centré sur l’élève et fondé sur les droits, garantissant ainsi sa pertinence et son équité. La psychologie joue ici un rôle fondamental dans cette nouvelle étape de l’apprentissage : elle favorise l’équité, veille à la santé mentale et émotionnelle, prévient la surcharge et le stress, et sensibilise à l’utilisation éthique et responsable des technologies, y compris l’intelligence artificielle. La clé est de comprendre d’abord la personne avant de décider comment et dans quel but ces outils sont utilisés.
En résumé, la psychologie, dans ses différents domaines, aide à comprendre et à accompagner les personnes dans leurs émotions, leurs parcours et leurs contextes, contribuant ainsi à leur bien-être, à leur vie en communauté, à leur épanouissement personnel et à leur inclusion tout au long du parcours éducatif.
